Alors joue !
 

C'est bien beau mais encore faut il connaître la règle du jeu pour se lancer à fond dans la partie.
Un jeu qui n'a pas de règle, ce n'est pas du jeu et pourtant c'est bien le cas.
 

Seule SERENIS, grande Déesse de la Sagesse est l'unique personnage détenant tous les secrets de la partie. Elle seule connaît tous les portiers que vous serez amenés à rencontrer au cours de cette épopée. Elle vous sera d'une grande utilité quand, inévitablement vous serrez en présence d'êtres étranges tels que "Trubuls" ou autres "Gueux domestiques" et "Gueux sauvages", tous aussi loufoques les uns que les autres.

SERENIS vous mettra en garde contre les dangers qui vous guettent au cours de votre périple lunaire.
 

Toutefois cet album n'est qu'une infinie partie d'un puzzle vous permettant de pénétrer pour la première fois dans les huit régions que vous devez traverser avant d'atteindre "L'Oeil", celui de l'humble serviteur de SERENIS mandaté par celle ci pour vous diriger et vous permettre d'atteindre l'objet fantasmagorique :
 

L'album unique dont le gagnant sera le seul possesseur

Alors, un conseil, imprégnez vous du contenu de cet album qui avec le temps vous délivrera tous ses secrets.

Bonne chance !
 


 

ALORS JOUE ! (Francis DECAMPS)


 

A l’abordage !
A l’abordage, fainéant !
A l’abordage du voyage qui vous attend !
Adage à contre courant
 


On met les voiles
On file
La tête dans les étoiles
On s’accroche à nos rêves
En repeignant la toile
 


On se fie
Aux vents
La lune, est notre serment
Nous on va l’atteindre
Avec nos yeux d’enfants
 

 

Ô ! Fil
D’Ariane
Viens donc nous secourir
Si par hasard
Le bastingage vient à souffrir
 


A pile
Ou face
On vit.........................
Oh ! Belle SERENIS
Offre nous ton nid, paradis
 


Fébrile
Débile
Voici mon personnage
C’est dans l’aventure
Que je viens vous mettre en cage


 

Délire
Mélange
De sarcasmes et d’espoirs
Aujourd’hui sur la lune
Vous referez l’histoire


 

De vos vies !
Vos envies !
De vos vies !
Sans répit
De vos nuits !
 


La partie est commencée
Vous arrivez


 

Vous avez jeté les dés
Vous êtes piégés

 


Aux portes il faut se mesurer
C’est sans pitié !

 

De folie vous serez imprégnés
A vous d’jouer !
 


SERIOLE, SERDAB
Sont des portiers
Ils ont leurs armes
Bienvenue en Mer de Sérénité
 


SERINETTE, SERIER
Sont des portiers
Ils ont du charme
Bienvenue en Mer de Sérénité

 


Mascarade !
 


SERAPHIN, SERENIS
Sont des portiers
Cœur en chamade
Bienvenue en Mer de sérénité

 


SERICITE, SERMENTUS
Sont des portiers
Qui vous baladent
Bienvenue à vous
Changez la donne !
 


Si un NOIPES
S’assoit près de toi
Ouh ! Ça sent le malaise
Ils sont sans foi ni loi
 


La Lune
Je le sais
Faut en venir à bout
Et pour ca, c’est sûr
Ne comptez que sur nous !

 


Courage
Et rage
Seront mis à genou
Moi, je te le confesse
De la Lune on sait tout

 


Mirage
Clonage
T’en verras les dessous
Désormais la Lune te glisse un billet doux
 


Alors joue !
Guilledou
Alors joue !
Tourne la roue !
Alors joue !
Ta vie !

 

JE TE LAISSE (JEAN PHILIPPE SUZAN - FRANCIS DECAMPS)


 


Méfie-toi de la Bergère aux hanches rondes

Aux courbes lisses

Derrière elle en longue file ses moutons

S’en abrutissent


 

Je tuerais pour qu’elle sache ma peine

Lui dire que je la veux mienne

Je sacrifierai ma ressemblance

Avec ceux qui sont dans la danse du cœur


 

Prends garde Pantin qu’elle ne te cloue au ciel

De ses supplices

D’autres victimes ont déjà brisé leurs ailes

A ses caprices


 

Je jouerai mais pas à en mourir

Ton alerte me fait frémir

Je sacrifierai mon attirance

Pour la raison dans la balance du cœur


 

Belle Dame

Une larme

Que je verse

Ou n’était-ce

Que mon sang

Innocent

Poétesse

Je te laisse


 

Ma tristesse

Ma détresse


PIANOFORTE (JEAN PHILIPPE SUZAN - FRANCIS DECAMPS)



 

De bric à brac je bâtis un joujou

D’aucun diront que je suis marteau

Mais je m’en fous cette nuit forte-piano est né


 

Sous mon humeur l’expression est moteur

Tu nuance la réalité

Un créateur n’est pas inquisiteur


 

Alors joue ton pianoforte

Sous le toucher du marteau de la liberté

Suis le pianoforte

Sonne plus fort s’il le faut


 

De Si de La je décoche mes notes

Je ne fomente aucun mauvais coup

De mes 10 doigts je martèle à ma guise les claviers


 

De Ré de Sol la mélodie s’envole

N’emprisonne personne en son sein

Je ne lis pas tous les codes barbares des grippe-sous


 

… joue ton pianoforte

Sous le toucher du marteau de la liberté

Suis le pianoforte

J’en ferai ce que je veux


 

Resterais-je incompris

Génie sans compromis

 

Un reclus, un banni

Farfelu que l’on suit

 

Agaçant, grimaçant

Tu te ronges les sangs

 

Si je place un accent

Tu peux en mettre cent

 

Chatouillis, gazouillis

Ça y est tu as compris

 

Zizanie, tragédie
Je sanglote ou je ris
 

 

Confession

Concession
 

 

Illusion

Effusion
 

 

Percussion

Pulsions du Pianoforte
 


LUNAR BANK (JEAN PHILIPPE SUZAN - FRANCIS DECAMPS)


 

Faites entrer sur le tapis déroulé

Le client semble être bien chargé

De billets qu’il a durement gagnés

Nous tenterons de lui subtiliser


 

Il doit se sentir important, un Monsieur

Nous ferons tout ce qu’il faut pour ça

Mille courbettes comme poudre à ses yeux


 

Intérêts et sécurité

Lunar Bank, pour vous épargner


 

Montons ce coup sans nous dévoiler

Notre proie ne doit pas se douter

Que tout ce bel apparat n’est que leurre

Subterfuge pour le dépouiller


 

Il doit se sentir grand parmi les grands

Nos attentions ne tromperont pas

Comme s’il était la prunelle de nos yeux


 

Intérêts et sécurité

Lunar Bank, pour vous épargner


 

Quand il sera voué à notre botte

Nous lui fourguerons tous nos contrats

Tendrons sous son vilain nez des carottes

Qu’en griffes et en paraphes il croquera


 

Il se sentira sociétaire maximus

Ne se doutera d’aucun complot

Je vous prie de retenir vos rictus


 

Intérêts et sécurité

Lunar Bank, pour vous épargner


 

Intérêts et sécurité

Lunar Bank, est votre banquier


 

Bien, Cher Client, vous êtes arrivé au sommet d’une hiérarchie très particulière. Une pyramide infernale qui n’existe que chez-nous, à la Lunar Bank.
 

Inutile de vous le cacher plus longtemps, vous avez épuisé tout le panel de nos services. Votre compte est bon. Et nous vous en remercions.

Cependant, vous devez, pour prospérer, voir d’autres banquiers.
 

Nous conserverons ici, bien en sécurité, les devises amassées dans vos aventures lunaires.
 

Pour franchir cette porte devant vous, merci de signer une décharge, de verser l’indemnité de fécondité, ainsi que les frais de dossier virtuel, puis la taxe aux Trubuls.

 

Vous dites ? Vous êtes ??? Vous êtes à sec ? Assommé ? Possible en effet. Possible. Mais vous saurez vous refaire. On l’espère…

Bonne route Cher Client. Avec tous les remerciements de la Lunar Bank.
 

Et revenez nous voir.
 

Quand vous voulez.
 

Quand vous voulez, à la Lunar Bank.
 

Quand vous voulez
 

 

QUEL DÉSASTRE ! (FRANCIS DECAMPS)



 

PTOLEMEE a fait table rase

Prévision d’un monde en guerre

En a conclu un grand massacre depuis la Terre

Tempête, combat subliminal

Un jour ou une nuit sans solstice

Un duel du phénoménal

Comme un feu d’artifice

Feu d’artifice

D’artifice dont nul ne s’éclipse
 

 

Ils vont faire trembler le cratère

Se confrontant jusqu’à la mort

Entre eux nous on aura l’enfer comme unique décor

Ce jour là notre Lune est fière

De projeter un tel scénario

Elle invitera donc l’univers à fêter son héros
 

 

Même la ola, les hourras, les débats, les dégâts, les coups bas

En tout cas sûr ne pourront rien y faire

Non rien y faire

Dans le fracas des parias

Un soldat chancellera

Du combat qui sera notre astre sans lumière

Sanctuaire mis à terre
 

 

Pulsar, étoile, neutron, pulsion, impulsion dans le temps

Quasar, quasi stellar, milliards, milliards d’années lumière

Pulsar, Quasar, puissance, pouvoir,

Tous deux assoiffés de victoire
 

 

Les supporters se sont installés

Voyageurs ou Oxymorons

Et dans une obscure clarté ils perdent la raison

Ce jour là notre Lune est rousse

Le sang va-t-il encore couler

De Jupiter à la Grande Ourse la vis s’est donc figée


 

Même la ola, les hourras, les débats, les dégâts, les coups bas

En tout cas sûr ne pourront rien y faire

Non rien y faire

Dans le fracas des parias

Un soldat chancellera

Du combat qui sera notre astre sans lumière

Tous les éclats et les joies et les cris et les pleurs

Ici-bas en tout cas sûr ne pourront rien y faire

Du magma coulera notre aura,

Annoncera du combat qui sera

L’astre dans la lumière


 

Nous n’en sommes qu’au tout premier round

Tourbillon de tonnerre dans une aire qui s’écroule, qui s’écroule

Vibration ressentie par la foule

Affrontement démentiel

Ivresse dont on se soule
 

 

La grande constellation

Reteindra le gagnant

Sur le ponton

Pulsar est survivant


 

Même s’il a gagné

Grâce à la force des vents

Difficile d’imposer

La sincérité


 

Et son seul souhait

Avoir la paix

Et d’autres semailles


 

L’AMOU D’ARIA est à la source

De ce combat

Vient en quelque sorte

De t’ouvrir les bras

Et une nouvelle porte

Devant toi s’ouvrira

Vers une route

Que tu n’connais pas


 

Go ! ...............go, matelot !

Mène ton bateau

Sur des eaux calmes

Verse une larme

Sonne l’alarme

Sans répit

Sans répit


 

Le défi

Le défi

C’est de trouver la faille
 


NO COMMENT ! (Francis DECAMPS)




Il faut à tout prix

Ce n’est qu’un symbole

Etre des jeteurs de sorts

L’humeur est malaise

L’humeur est folle

Où l’on vit, tout est morose


 

Des non dits, c’est no comment !

Sous la tutelle de toute cette bande de gnomes


 

Le sang glisse dans leurs veines

Comme du linge sale

Les rendent encore plus fort

Hure coupeur de fête

Source de dégoût

Y est pour quelque chose


 

Oh guerre !

Lunaire

En mer, nous ne voulons pas

De sot

Mendigot

Éclat de rire ne couperons pas...........................


 

A nos cris, c’est no comment !

Nous n’avons surtout pas peur de leurs psaumes

En l’on ri, c’est no comment !

Leurs faciès est dérisoirement glauque


 

Du feu sacré

Au feu de joie

Hure, vous serez


 

Sanctifié

Ame sans émoi

En feu follet


 

Sans regret

On goûtera

Tous nos excès


 

Festoyer

Rester pantois

Hilarité


 

Divaguer

Hune sans beffroi

S’en balancer


 

Délirer

A en perdre la foi

Sans s’arrêter


 

Bonne nouvelle !

Pour les guignols

S’ouvre un ministère


 

Où pâles femelles

Sans vergogne

S’envoient en l’air


 

Haut fonctionnaire

De gaudriole

Ont accès aux nuits folles


 

Libertaires

En camisoles

Dansent la carmagnole


 

Lune entière

Désensorcelée, oh oui

A la terre en fait son écho.


HYPOCRITE ET COMÉDIEN (JEAN PHILIPPE SUZAN - FRANCIS DECAMPS)



 

Consigner mon âme au vestiaire d’un vieil hôtel

Me confondre à la masse libertine et mondaine

Bien haut perché sur mon toit en overdose

J’étouffe comme un rat aux portes d’une maison close


 

Le costard me sied mal

Diplomate et tête de chien

Hypocrite et comédien

Le costard me fait mal

En défiant l’insignifiance

Hypocrite et comédien


 

Feindre d’entendre comme un malécoutant

La souffrance des clowns n’a rien d’attirant

J’me traine au bras d’un cafard sur le trottoir

Son rimmel ruisselle en larmes de désespoir


 

Le costard me sied mal

Diplomate et tête de chien

Hypocrite et comédien

Le costard me fait mal

Et j’observe tous ces riens

Hypocrite et comédien


 

Le costard me sied mal encore

Diplomate et gueule de rien

Hypocrite et comédien

Le costard me fait mal au corps

Réfugie mes espérances

Dans le doux regard d’un chien



LE MEILLEUR POUR LA FIN (JEAN PHILIPPE SUZAN - FRANCIS DECAMPS)



 

On arrive au bout du bout du chemin

On a gardé le meilleur pour la fin

Nous voici au bout du chemin

Il nous reste un sourire, un refrain.


 

Qui fait la la…


 

On arrive au bout du bout du chemin

On a gardé le meilleur pour la fin


 

Si ensemble on a partagé

Nos riches différences

Si pour une fois on s’est croisé

Sans oublié de se regarder

Mon Dieu quelle chance


 

On arrive au bout du bout du chemin

On a gardé le meilleur pour la fin

Mais je sais qu’au bout du chemin

Il nous reste un sourire et ce refrain.


 

Qui fait la la…

La la…


 

Un Voyageur

Plus un Voyageur

Plus un Voyageur
 

Une foule qui progresse. Et moi là-dedans. Et toi dans tout cela.

Voici comment nous sommes partis. Telle la troupe d’un Rodrigue, bien plus enflée encore au moment de caresser son idéal.


 

Mais lequel de nous tous saura tendre la main pour se saisir du sésame ? Devra-t-il en jouir seul ?
 

Un

Plus un

Plus un, mais seul.
 

Quand tous ont mené jusqu’ici le vaisseau, n’y aurait-il donc de trophée que pour un seul d’entre nous ?


 

La vérité enfin se dresse : c’est ensemble que nous allons gagner. Ensemble que nous écrirons l’histoire, la partition. Ensemble nous jouerons, sautant d’un monde à l’autre.


 

5 étranges personnages vous ont ouvert pour un temps la rouquine parce qu’ils voulaient jouer avec vous. Ils vous laissent le cœur sourire, riches d’une belle leçon que vous, bons Voyageurs, avez su leur donner.
 

Un

Plus un

Plus un, une foule unie.
 

Un astre.

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