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Alors joue !
C'est bien beau mais encore faut il connaître la règle du jeu pour
se
lancer à fond dans la partie. Seule SERENIS, grande Déesse de la Sagesse est l'unique personnage détenant tous les secrets de la partie. Elle seule connaît tous les portiers que vous serez amenés à rencontrer au cours de cette épopée. Elle vous sera d'une grande utilité quand, inévitablement vous serrez en présence d'êtres étranges tels que "Trubuls" ou autres "Gueux domestiques" et "Gueux sauvages", tous aussi loufoques les uns que les autres.
SERENIS vous mettra en garde contre les dangers qui vous guettent au
cours de votre périple lunaire.
Toutefois cet album n'est qu'une infinie partie d'un puzzle vous
permettant de pénétrer pour la première fois dans les huit régions
que vous devez traverser avant d'atteindre "L'Oeil", celui de
l'humble serviteur de SERENIS mandaté par celle ci pour vous diriger
et vous permettre d'atteindre l'objet fantasmagorique :
L'album unique dont le gagnant sera le seul possesseur
Bonne chance !
ALORS JOUE ! (Francis DECAMPS)
A
l’abordage !
Ô !
Fil
Délire
De
vos vies !
Vous avez jeté les dés
De
folie vous serez imprégnés
JE TE LAISSE (JEAN PHILIPPE SUZAN - FRANCIS DECAMPS)
Aux courbes lisses Derrière elle en longue file ses moutons S’en abrutissent
Je tuerais pour qu’elle sache ma peine Lui dire que je la veux mienne Je sacrifierai ma ressemblance Avec ceux qui sont dans la danse du cœur
Prends garde Pantin qu’elle ne te cloue au ciel De ses supplices D’autres victimes ont déjà brisé leurs ailes A ses caprices
Je jouerai mais pas à en mourir Ton alerte me fait frémir Je sacrifierai mon attirance Pour la raison dans la balance du cœur
Belle Dame Une larme Que je verse Ou n’était-ce Que mon sang Innocent Poétesse Je te laisse
Ma tristesse
Ma détresse
De bric à brac je bâtis un joujou D’aucun diront que je suis marteau Mais je m’en fous cette nuit forte-piano est né
Sous mon humeur l’expression est moteur Tu nuance la réalité Un créateur n’est pas inquisiteur
Alors joue ton pianoforte Sous le toucher du marteau de la liberté Suis le pianoforte Sonne plus fort s’il le faut
De Si de La je décoche mes notes Je ne fomente aucun mauvais coup De mes 10 doigts je martèle à ma guise les claviers
De Ré de Sol la mélodie s’envole N’emprisonne personne en son sein Je ne lis pas tous les codes barbares des grippe-sous
… joue ton pianoforte Sous le toucher du marteau de la liberté Suis le pianoforte J’en ferai ce que je veux
Resterais-je incompris
Génie sans compromis Un reclus, un banni
Farfelu que l’on suit Agaçant, grimaçant
Tu
te ronges les sangs Si je place un accent
Tu
peux en mettre cent Chatouillis, gazouillis
Ça
y est tu as compris
Zizanie, tragédie
Confession
Concession
Illusion
Effusion
Percussion
Pulsions du Pianoforte
Faites entrer sur le tapis déroulé Le client semble être bien chargé De billets qu’il a durement gagnés Nous tenterons de lui subtiliser
Il doit se sentir important, un Monsieur Nous ferons tout ce qu’il faut pour ça Mille courbettes comme poudre à ses yeux
Intérêts et sécurité Lunar Bank, pour vous épargner
Montons ce coup sans nous dévoiler Notre proie ne doit pas se douter Que tout ce bel apparat n’est que leurre Subterfuge pour le dépouiller
Il doit se sentir grand parmi les grands Nos attentions ne tromperont pas Comme s’il était la prunelle de nos yeux
Intérêts et sécurité Lunar Bank, pour vous épargner
Quand il sera voué à notre botte Nous lui fourguerons tous nos contrats Tendrons sous son vilain nez des carottes Qu’en griffes et en paraphes il croquera
Il se sentira sociétaire maximus Ne se doutera d’aucun complot Je vous prie de retenir vos rictus
Intérêts et sécurité Lunar Bank, pour vous épargner
Intérêts et sécurité Lunar Bank, est votre banquier
Bien, Cher Client, vous êtes arrivé au sommet d’une hiérarchie très
particulière. Une pyramide infernale qui n’existe que chez-nous, à la
Lunar Bank. Inutile de vous le cacher plus longtemps, vous avez épuisé tout le panel de nos services. Votre compte est bon. Et nous vous en remercions.
Cependant, vous devez, pour prospérer, voir d’autres banquiers.
Nous conserverons ici, bien en sécurité, les devises amassées dans vos
aventures lunaires. Pour franchir cette porte devant vous, merci de signer une décharge, de verser l’indemnité de fécondité, ainsi que les frais de dossier virtuel, puis la taxe aux Trubuls.
Vous dites ? Vous êtes ??? Vous êtes à sec ? Assommé ? Possible en effet. Possible. Mais vous saurez vous refaire. On l’espère…
Bonne route Cher Client. Avec tous les remerciements de la Lunar Bank.
Et
revenez nous voir.
Quand vous voulez.
Quand vous voulez, à la Lunar Bank.
Quand vous voulez
QUEL DÉSASTRE ! (FRANCIS DECAMPS)
PTOLEMEE a fait table rase Prévision d’un monde en guerre En a conclu un grand massacre depuis la Terre Tempête, combat subliminal Un jour ou une nuit sans solstice Un duel du phénoménal Comme un feu d’artifice Feu d’artifice
D’artifice dont nul ne s’éclipse
Ils vont faire trembler le cratère Se confrontant jusqu’à la mort Entre eux nous on aura l’enfer comme unique décor Ce jour là notre Lune est fière De projeter un tel scénario
Elle invitera donc l’univers à fêter son héros
Même la ola, les hourras, les débats, les dégâts, les coups bas En tout cas sûr ne pourront rien y faire Non rien y faire Dans le fracas des parias Un soldat chancellera Du combat qui sera notre astre sans lumière
Sanctuaire mis à terre
Pulsar, étoile, neutron, pulsion, impulsion dans le temps Quasar, quasi stellar, milliards, milliards d’années lumière Pulsar, Quasar, puissance, pouvoir,
Tous deux assoiffés de victoire
Les supporters se sont installés Voyageurs ou Oxymorons Et dans une obscure clarté ils perdent la raison Ce jour là notre Lune est rousse Le sang va-t-il encore couler De Jupiter à la Grande Ourse la vis s’est donc figée
Même la ola, les hourras, les débats, les dégâts, les coups bas En tout cas sûr ne pourront rien y faire Non rien y faire Dans le fracas des parias Un soldat chancellera Du combat qui sera notre astre sans lumière Tous les éclats et les joies et les cris et les pleurs Ici-bas en tout cas sûr ne pourront rien y faire Du magma coulera notre aura, Annoncera du combat qui sera L’astre dans la lumière
Nous n’en sommes qu’au tout premier round Tourbillon de tonnerre dans une aire qui s’écroule, qui s’écroule Vibration ressentie par la foule Affrontement démentiel
Ivresse dont on se soule
La grande constellation Reteindra le gagnant Sur le ponton Pulsar est survivant
Même s’il a gagné Grâce à la force des vents Difficile d’imposer La sincérité
Et son seul souhait Avoir la paix Et d’autres semailles
L’AMOU D’ARIA est à la source De ce combat Vient en quelque sorte De t’ouvrir les bras Et une nouvelle porte Devant toi s’ouvrira Vers une route Que tu n’connais pas
Go ! ...............go, matelot ! Mène ton bateau Sur des eaux calmes Verse une larme Sonne l’alarme Sans répit Sans répit
Le défi Le défi
C’est de trouver la faille
Ce n’est qu’un symbole Etre des jeteurs de sorts L’humeur est malaise L’humeur est folle Où l’on vit, tout est morose
Des non dits, c’est no comment ! Sous la tutelle de toute cette bande de gnomes
Le sang glisse dans leurs veines Comme du linge sale Les rendent encore plus fort Hure coupeur de fête Source de dégoût Y est pour quelque chose
Oh guerre ! Lunaire En mer, nous ne voulons pas De sot Mendigot Éclat de rire ne couperons pas...........................
A nos cris, c’est no comment ! Nous n’avons surtout pas peur de leurs psaumes En l’on ri, c’est no comment ! Leurs faciès est dérisoirement glauque
Du feu sacré Au feu de joie Hure, vous serez
Sanctifié Ame sans émoi En feu follet
Sans regret On goûtera Tous nos excès
Festoyer Rester pantois Hilarité
Divaguer Hune sans beffroi S’en balancer
Délirer A en perdre la foi Sans s’arrêter
Bonne nouvelle ! Pour les guignols S’ouvre un ministère
Où pâles femelles Sans vergogne S’envoient en l’air
Haut fonctionnaire De gaudriole Ont accès aux nuits folles
Libertaires En camisoles Dansent la carmagnole
Lune entière Désensorcelée, oh oui
A la terre en fait son
écho.
Consigner mon âme au vestiaire d’un vieil hôtel Me confondre à la masse libertine et mondaine Bien haut perché sur mon toit en overdose J’étouffe comme un rat aux portes d’une maison close
Le costard me sied mal Diplomate et tête de chien Hypocrite et comédien Le costard me fait mal En défiant l’insignifiance Hypocrite et comédien
Feindre d’entendre comme un malécoutant La souffrance des clowns n’a rien d’attirant J’me traine au bras d’un cafard sur le trottoir Son rimmel ruisselle en larmes de désespoir
Le costard me sied mal Diplomate et tête de chien Hypocrite et comédien Le costard me fait mal Et j’observe tous ces riens Hypocrite et comédien
Le costard me sied mal encore Diplomate et gueule de rien Hypocrite et comédien Le costard me fait mal au corps Réfugie mes espérances Dans le doux regard d’un chien
On arrive au bout du bout du chemin On a gardé le meilleur pour la fin Nous voici au bout du chemin Il nous reste un sourire, un refrain.
Qui fait la la…
On arrive au bout du bout du chemin On a gardé le meilleur pour la fin
Si ensemble on a partagé Nos riches différences Si pour une fois on s’est croisé Sans oublié de se regarder Mon Dieu quelle chance
On arrive au bout du bout du chemin On a gardé le meilleur pour la fin Mais je sais qu’au bout du chemin Il nous reste un sourire et ce refrain.
Qui fait la la… La la…
Un Voyageur Plus un Voyageur
Plus un Voyageur Une foule qui progresse. Et moi là-dedans. Et toi dans tout cela. Voici comment nous sommes partis. Telle la troupe d’un Rodrigue, bien plus enflée encore au moment de caresser son idéal.
Mais lequel de nous tous saura tendre la
main pour se saisir du sésame ? Devra-t-il en jouir seul ? Un Plus un
Plus un, mais seul. Quand tous ont mené jusqu’ici le vaisseau, n’y aurait-il donc de trophée que pour un seul d’entre nous ?
La vérité enfin se dresse : c’est ensemble que nous allons gagner. Ensemble que nous écrirons l’histoire, la partition. Ensemble nous jouerons, sautant d’un monde à l’autre.
5 étranges personnages vous ont ouvert pour
un temps la rouquine parce qu’ils voulaient jouer avec vous. Ils vous
laissent le cœur sourire, riches d’une belle leçon que vous, bons
Voyageurs, avez su leur donner. Un Plus un
Plus un, une foule unie. Un astre. |